En ce troisième dimanche de Pâques, nous revenons à Jérusalem, au Cénacle, guidés par les deux disciples d’Emmaüs.
Jésus ressuscité se présente au milieu du groupe des disciples et les salue: «La paix soit avec vous!» (v. 36). Ces derniers sont effrayés et ils croient «voir un esprit» (v. 37).
Alors Jésus leur montre les blessures de son corps et dit: «Voyez mes mains et mes pieds — les plaies —: c’est bien moi! Touchez-moi»
(v. 39).
Et pour les convaincre, il demande de la nourriture et il mange sous leurs yeux stupéfaits (cf. vv. 41-42).
Regarder n’est pas seulement voir, cela implique aussi l’intention, la volonté.
Regarder est un premier pas contre l’indifférence, contre la tentation de détourner son regard devant les difficultés et les souffrances des autres.
Est-ce que je vois ou est-ce que je regarde Jésus?
Toucher. En invitant les disciples à le toucher, pour constater qu’il n’est pas un esprit, Jésus leur montre, ainsi qu’à nous, que la relation avec Lui et avec nos frères ne peut pas rester «à distance»;
il n’existe pas un christianisme à distance, il n’existe pas un christianisme qui reste sur le plan du regard.
L’amour demande le regard, mais il demande aussi la proximité, il demande le contact, le partage de la vie.
Le bon samaritain ne s’est pas limité à regarder cet homme qu’il a trouvé à moitié mort sur le chemin: il s’est arrêté, il s’est penché, il a soigné ses blessures, il l’a touché, il l’a chargé sur sa monture et l’a amené à l’auberge.
Il en est ainsi avec Jésus: l’aimer signifie entrer dans une communion de vie, une communion avec Lui.
Manger, exprime bien notre humanité dans son indigence la plus naturelle, c’est-à-dire notre besoin de nous nourrir pour vivre.
Mais se nourrir, quand nous le faisons ensemble, devient une pure expression d’amour, de fête…
Manger ensemble le Corps du Christ: tel est le centre de la vie chrétienne.
Être chrétiens, c’est la relation vivante avec le Seigneur Ressuscité: nous le regardons, nous le touchons, nous nous nourrissons de Lui et, transformés par son Amour, nous regardons, nous touchons et nous nourrissons les autres comme des frères et des sœurs.
Dans un monde où trop souvent prévalent l’arrogance envers les plus faibles et le matérialisme qui étouffe l’esprit, l’Evangile d’aujourd’hui nous appelle à être des personnes capables de regarder en profondeur, pleines d’émerveillement et de grande joie d’avoir rencontré le Seigneur ressuscité.
Il nous appelle à être des personnes qui savent recueillir et mettre en valeur la nouveauté de vie qu’il sème dans l’histoire.
D'après des homélies du Pape François
Publié par Sr Régine Dominique Sjs
Le tombeau est vide, il n’y a rien, plus rien,
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Trois années avec Lui sur les routes de Palestine.
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Tout ce temps pour le connaître, le découvrir et essayer de comprendre
un...
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Le Christ Jésus,
ayant la condition de Dieu,
ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'est anéanti,
Prenant la condition de Serviteur devenu semblable aux hommes, reconnu homme à son aspect, il s'est abaissé, devenant obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix.
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Fête des Sœurs de Jésus Serviteur
Notre Spiritualité prend sa source dans l'Écriture et se fonde sur: L'Amour de Dieu pour tous les hommes, amour inconditionnel, manifesté en Jésus de Nazareth, "Verbe fait chair" Jn 1,14, homme au milieu des hommes. Certaines que Dieu créateur habite ce monde, l'aime tel qu'il est et que tout...
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