Quand monte le matin, un souffle doux s’élève,
les disciples s’approchent, silencieux, attentifs,
«Apprends-nous à prier». Dans un souffle,
ils soulèvent le désir de lumière, l’appel d’un cœur captif.
Notre Parent, là-haut, que ton nom soit lumière
Que s’étende ton règne en nos jours incertains
Donne-nous du pain, part d’aujourd’hui à faire
Pardonne nos travers, et conduis nos chemins.
Cherche, et la porte s’ouvre, Frappe, et la clarté jaillit.
Demande, et l’espoir recouvre Ce qui en nous faiblit.
Qui, parmi nous, donnerait la pierre, à l’enfant tendant la main en confiance?
Non, le cœur se fait terre hospitalière, offrant l’œuf, la tendresse, la subsistance.
Ainsi Dieu, bien plus grand, donnera sans compter
L’Esprit en abondance À qui viendra demander.
Dans le silence du soir, la prière est semence,
Elle porte la promesse d’une grâce infinie,
car du souffle au pardon, de l’audace à la confiance,
Apprends-nous à croire en l’Amour qui pardonne et qui bénit.
Père Théotime
Quand la parole blesse et que le cœur se ferme,le Christ n’appelle pas au bruit ni au mépris; il trace un humble pas, discret comme une gerbe, vers le frère perdu que l’amour n’a pas pris.
Va seul, dit le Seigneur, sans armes de victoire, non pour juger plus fort, non pour vaincre à demi; mais pour rouvrir tout bas la porte...
Lire la suite