Le tombeau est vide, il n’y a rien, plus rien,
que des bandelettes et un suaire roulés, rangés dans un coin.
Il n’est plus là, Il est parti. 
Où? Mystère.
Trois années avec Lui sur les routes de Palestine.
Trois années à l’écouter, le regarder, le suivre.
Tout ce temps pour le connaître, le découvrir et essayer de comprendre
un peu, sans doute.
On a suivi parfois sans savoir, on a écouté, il parlait bien;
on a vu des choses extraordinaires,
on a risqué notre vie avec Lui, on a eu peur.
Comme Il nous l’avait dit, Il l’avait prédit, il a été mal compris, il a été dénoncé.
On a fini par le condamner, Il valait mieux qu’un homme meurt
plutôt qu’une foule à le suivre.
Il en est mort comme un malfaiteur, sur la croix,
pourquoi pas!
Nous qui l’avons suivi, il ne nous reste plus rien;
on y croyait à sa vie, à notre vie a sa suite.
Il est mort, Il n’y a plus rien, le tombeau est vide.
Pourtant de ce rien, de ce vide, tout devient possible,
quelque chose nous dit qu’il n’est pas mort;
un petite lueur, une petite étincelle… et si tout commençait!
il ne peu pas nous abandonner et c’est dans ce tombeau vide que la lumière a jailli. 
C’est dans cet espace où il n’y a plus rien qu’Il devient présence pour tous.
Ils sont partis comme des fous dire aux autres: Il n’est pas mort, on en est sûrs,
Il est ressuscité!
Poème d'une petite sœur de François d'Assise
Mis en page par Régine Dominique Sjs